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Sortie le 22 mai 2013, éditions Stock
Oublie-t-on jamais son premier amour ?
Adrien a décidé de mourir. Mais alors qu’il s’apprête à avaler un mélange de médicaments, resurgit le souvenir de Nina, une jeune italienne avec qui il a passé, enfant puis adolescent, des vacances lumineuses sur la côte amalfitaine. Repoussant son suicide d’un soir, puis d’un autre, il lui écrit une longue lettre qui devient, au fil des nuits, la bouleversante déclaration d’amour qu’il n’a jamais osé lui faire. Il ne se doute pas que ses mots toucheront plusieurs existences : la sienne et celle de Nina d’abord, mais également celle de tous ceux qui, de près ou de loin, seront émus pas son écriture.
Tome 2 : Les amants de Venise
Bande dessinée, éditions Glénat, avril 2013 — 13 € 90
Pocket, essai, janvier 2013 — 7€20
« Quand les dieux sont-ils apparus dans l’histoire de l’humanité ? Les juifs sont-ils les inventeurs du Dieu unique ? Pourquoi la figure de Dieu est-elle presque toujours masculine et les religions bien souvent misogynes ? Dieu est-il une personne, une force, une énergie, un principe créateur ? Le Dieu des juifs, des chrétiens et des musulmans est-il le même ? Qui a écrit la Bible et le Coran ? De Platon à Nietzsche, en passant par Spinoza, Pascal ou Voltaire, que disent les philosophes de Dieu ? La foi peut- elle exister sans le doute ? La science peut-elle prouver que Dieu existe ou qu’il n’existe pas ? Quels sont les arguments des croyants et des athées ? Le bouddhisme et les sagesses chinoises sont-elles des religions sans dieux ? ». Voici quelques-unes des questions posées par Marie Drucker à Frédéric Lenoir. À travers une conversation très vivante, les deux auteurs retracent la fabuleuse histoire de Dieu dans l’épopée humaine. Frédéric Lenoir, sans éluder aucun sujet important, livre une analyse objective, distanciée, et réussit le pari d’allier la rigueur intellectuelle au bonheur de la lecture ».
Essai – Editions Fayard, octobre 2012 – 19€90
«L’homme est-il seulement un homo economicus ? Notre monde est malade, mais la crise économique actuelle, qui polarise toutes les attentions, n’est qu’un symptôme de déséquilibres beaucoup plus profonds. La crise que nous traversons est systémique : elle touche tous les secteurs de la vie humaine. Elle est liée à des bouleversements de nos modes de vie sans doute aussi importants que le tournant du néolithique, lorsque l’être humain a cessé d’être nomade pour devenir sédentaire. Il existe pourtant des voies de guérison. En m’appuyant sur des expériences concrètes, je montre l’existence d’une autre logique que celle, quantitative et mercantile, qui conduit notre monde à la catastrophe : une logique qualitative qui privilégie le respect de la Terre et des personnes au rendement ; la qualité d’être au « toujours plus ». Je plaide aussi pour une redécouverte éclairée des grandes valeurs universelles – la vérité, la justice, le respect, la liberté, l’amour, la beauté – afin d’éviter que l’homme moderne mû par l’ivresse de la démesure, mais aussi par la peur et la convoitise, ne signe sa propre fin».
Le Monde des Religions n° 59 – Mai/Juin 2013
Edito
Appelé à commenter l’événement en direct sur France 2, lorsque j’ai découvert que le nouveau pape était Jorge Mario Bergoglio, ma réaction immédiate a été de dire qu’il s’agissait d’un véritable événement spirituel. La première fois que j’avais entendu parler de l’archevêque de Buenos Aires, c’était une dizaine d’années plus tôt dans la bouche de l’abbé Pierre. Lors d’un voyage en Argentine, il avait été frappé par la simplicité de ce jésuite qui avait délaissé le magnifique palais épiscopal pour vivre dans un modeste appartement et qui se rendait fréquemment seul dans les bidonvilles.
Le choix du nom de François, en écho au Poverello d’Assise, n’a fait que confirmer que nous allions assister à un changement profond dans l’Église catholique. Non pas un changement dans la doctrine, ni même probablement dans la morale, mais dans la conception même de la papauté et dans le mode de gouvernance de l’Église. Se présentant devant les milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre comme « l’évêque de Rome » et demandant à la foule de prier pour lui avant de prier avec elle, François a montré en quelques minutes, à travers de nombreux signes, qu’il entendait revenir à une conception humble de sa fonction. Une conception qui renoue avec celle des premiers chrétiens, qui n’avait pas encore fait de l’évêque de Rome non seulement le chef universel de toute la chrétienté, mais aussi un véritable monarque à la tête d’un État temporel.
Depuis son élection, François multiplie les gestes de charité. La question se pose maintenant de savoir jusqu’où il ira dans l’immense chantier de renouveau de l’Église qui l’attend. Va-t-il enfin réformer la curie romaine et la banque du Vatican, secoués par des scandales depuis plus de 30 ans ? Va-t-il mettre en œuvre un mode collégial de gouvernement de l’Église ? Va-t-il chercher à maintenir le statut actuel de l’État du Vatican, héritage des anciens États pontificaux, qui est en contradiction flagrante avec le témoignage de pauvreté de Jésus et son refus du pouvoir temporel ? Comment va-t-il faire face aussi aux défis de l’œcuménisme et du dialogue inter-religieux, sujets qui l’intéressent vivement ? Et encore à celui de l’évangélisation, dans un monde où le fossé ne cesse de se creuser entre le discours ecclésial et la vie des gens, surtout en Occident ? Une chose est sûre, François a les qualités de cœur et d’intelligence et même le charisme nécessaire pour apporter ce grand souffle de l’Évangile dans le monde catholique et au-delà, comme le montrent ses premières déclarations en faveur d’une paix mondiale fondée sur le respect de la diversité des cultures et même de toute la création (pour la première fois sans doute, les animaux ont un pape qui se soucie d’eux !). Les violentes critiques dont il a été l’objet dès le lendemain de son élection, l’accusant de connivence avec l’ancienne junte militaire alors qu’il était jeune supérieur des Jésuites, ont cessé quelques jours plus tard, après notamment que son compatriote et Prix Nobel de la paix, Adolfo Pérez Esquivel – emprisonné durant 14 mois et torturé par la junte militaire – a affirmé que le nouveau pape n’avait eu, contrairement à d’autres ecclésiastiques, « aucun lien avec la dictature ». François connaît donc un état de grâce qui peut le porter à toutes les audaces. À condition toutefois qu’il ne lui arrive pas le même sort que Jean Paul Ier, qui avait suscité tant d’espoirs avant de mourir de manière énigmatique moins d’un mois après son élection. François n’a sans doute pas tort de demander aux fidèles de prier pour lui.